Dimanche 14 décembre 2008
Dieu, je vous retrouve enfin !
Vous, cet imperturbable gamin.
Vous vous pavanez sans qu'un bruit ne sorte
Des bouches de vos âmes fidèles presque mortes,
Et retravaillez encore et encore
Vos passions, vos désirs et vos trésors.

Oui, je pleurs.
Oui, j'ai peur.
De voir que ce qui sert l'humanité
Devient un pantin désarticulé.
Comment pouvez-vous jouir de cette vie ?
Comment pouvez-vous ressasser cet ennui ?
A jouer aux marionnettes
En me laissant ce casse-tête.

Qu'il est facile pour vous de m'humilier !
Qu'il est facile de vous moquez !
Moi, le fruit que de votre orgueil.
Moi, l'image que de vos écueils.
Telle est ma peine,
Telle est ma veine !
Au service de sa majesté,
Au service de sa volonté.
Alors, je me dresse mais n'ai rien à dire,
Vous remettre à votre place ne peut vous faire frémir ;
Tel ce pantin animé,
Tel cette mort désarticulée
Ne croyant plus en rien
Et prêchant le possible "Bien"
Que je m'efforce de lire
Derrière votre rire.

Le Mort se pavane,
Mais Dieu, ce faux jeton,
Dans les airs, plane
Alors que le monde ne tourne plus rond
Par Sato - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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