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Par ailleurs, ce blog est le fruit d'une colaboration entre White Feather et Sato.
Tous deux vous souhaitent un bon voyage !
Aujourd'hui ou demain ?
Dans la pesée de l'âme, la plume est le contrepoids du cœur qui doit être aussi léger qu'elle pour que le ka, l'âme du défunt, puisse accéder au monde des bienheureux.
Aujourd'hui, les Farc ont six personnes de plus en otage. La France vend du nucléaire civil à l'Arabie Saoudite. En Afghanistan, terrorisme. Toujours les élections américaines qui prennent
la place des attentats en Iraq. Combien de morts en Afrique, en Asie, en Europe ? Réforme de la constitution à Versailles. 63,8 millions habitants en France.
Mariage en secret de notre président avec LA Carla. De l'autre côté de l'Atlantique, Britney rate la justice.
Faim, guerres, trafics, politiques, peoples... la routine, quoi ! "What else ?"
Alors, demain ?
Demain, on reprend les même et on recommence. Des nouvelles guerres, de nouveaux morts, de nouvelles tragédies côtoyant sur les papiers salis des journaux quotidiens la dernière cruche à la mode.
L'horreur sur un fond de tendance chic, la guerre sur un fond de musique branchouille. Carla nous a montré ses seins, la Mort nous montrerait-elle ses fesses ?
Pourtant, tout n'est peut-être pas perdu... Aujourd'hui, c'est la saint Amaury, la saint Rémi et la saint Rachel. Aujourd'hui la science avance en survolant Mercure par sonde, et en faisant
parler l'ADN du Néanderthal... Aujourd'hui, des hommes bâtissent des maisons, des écoles, reconstruisent des pays détruits. Mais qu'en sait-on ? Cela ne fait pas vendre ce foutu papier qu'on nous
sert. Cela ne rassasie pas cette soif d'horreur qui est logé dans notre cœur.
Ce qui m'embête, c'est bien qu'aujourd'hui ressemble à demain. Parce que je me lève, je prends mon petit déj', je pars au taff pour rentrer chez moi le soir, m'assoupissant devant la télé parce
que j'en ai trop fait, trop vu. Ou parce que je veux que demain arrive plus vite qu'aujourd'hui ne se termine.
Dans la pesée de l'âme, la plume est le contrepoids du cœur qui doit être aussi léger qu'elle pour que le ka, l'âme du défunt, puisse accéder au monde des bienheureux.
Alors, combien nos vies peuvent-elles pesées dans la balance ?
Parce qu'au final, le monde des bienheureux, ça nous parle tous... et que même une fois mort, on aimerait bien _sans y croire pour autant_ goûter au bonheur qu'on cherchait ici bas.
Mais la vie "ici bas" (comme dit l'autre !), c'est super ! Qu'est-ce qu'il crache dessus ?!
Ce qui est super, c'est pas la Vie, c'est votre monde 'fabriqué-maison' [copyright : Aldous Huxley], le cocon qui vous englobe et vous berce d'illusions. Qu'il y fait bon vivre en effet. C'est
agréable, c'est doux, c'est chaud, on y est bien. La nature ? C'est quoi, ça ?!
Pourtant, c'est la lune au dessus de toi, c'est bien les étoiles qui brillent et qui éclairent ta nuit. Ce qu'on a oublié, c'est bien qu'on était humain avant d'être sociable. Qu'on était terrien
avant d'être français. Fait de chair et de sang avant d'être employé. Les luminaires de la ville éclairent et éblouissent, empêchent de voir au delà de l'espace clos de notre société.
On est revenu à la conception des Romains. Notre terre, elle est plate. Au delà des bâtiments, des lampadaires, plus rien, le néant, le vide.
Alors, bien sûr qu'on a peur ! Et il n'en sera pas autrement.
Aujourd'hui et demain... une éternité.